Café, Une petite cerise poids lourd du commerce mondial
/image%2F1179435%2F20250127%2Fob_798ad1_capture-d-ecran-620.jpg)
(D.R.)
"Un acte social, une ponctuation de la journée, un soutien à l’éveil, un moyen de se réchauffer, un instant de convivialité, une occasion de détente, un moment de gourmandise…". Si le café est bien "un breuvage singulier" incontournable dans la vie sociale, le fruit du caféier a aussi un grand poids économique dans le commerce mondial, comme le soulignent Michel Barel et Christophe Montagnon dans leur ouvrage Café, publié aux Editions Quae en octobre 2024.
/image%2F1179435%2F20250127%2Fob_03b32a_unnamed.jpg)
Bien que ce ne soit pas un aliment indispensable, il est en effet la sixième matière première agricole en valeur et la septième en volume dans les échanges mondiaux. Derrière le riz, le blé, le maïs, le sucre et le soja, des matières alimentaires essentielles.
/image%2F1179435%2F20250127%2Fob_2c2ea7_capture-d-ecran-613.jpg)
L'ouvrage retrace la saga du genre Coffea et de ses 130 espèces, provenant toutes du continent africain mais dont deux seulement sont cultivées et consommées, Coffea arabica et Coffea canephora, qui produisent respectivement les cafés commerciaux appelés Arabica et Robusta. Environ 60 % du café est produit dans des petites plantations familiales de moins de 10 hectares, surtout en Éthiopie, en Ouganda et en Indonésie. Les 40 % restants proviennent de plantations grandes ou moyennes plutôt situées au Brésil et en Amérique centrale.
/image%2F1179435%2F20250127%2Fob_231e83_capture-d-ecran-612.jpg)
De ses origines à sa transformation, les deux spécialistes explorent la filière café, depuis les montagnes éthiopiennes jusqu'aux rives du Havre et du 15ème siècle aux jours présents, ses différentes variétés et leurs voyages à travers les continents, sa culture souvent dans des pays pauvres et ses réseaux commerciaux, son rôle dans l’agroforesterie et la préservation de l’environnement, ses phases successives depuis la "drupe" jusqu'à la tasse, l’évolution des tendances vers des cafés haut de gamme.
/image%2F1179435%2F20250127%2Fob_d32e1c_capture-d-ecran-609.jpg)
Selon les auteurs, plus de la moitié des espèces de caféiers seraient menacées de disparition. D'où l'intérêt de les préserver dans les musées que sont les "collections de ressources génétiques".
Une étude de l’ADN des caféiers réalisée en 2021 a révèlé l’existence de variétés d’Arabica inconnues: l'une poussait dans les vallées reculées du nord du Yémen, l'autre dans la région de Hararghe, à l’est de l’Éthiopie. La découverte de ces caféiers ouvre de nouvelles perspectives d’intérêt agronomique: résistance aux maladies, adaptation au changement climatique, productivité, qualités gustatives… Autant d’opportunités à étudier pour la création de nouvelles variétés, concluent les deux chercheurs.
Café, Michel Barel et Christophe Montagnon, Editions Quae