Bocuse d'Or 2017: le végétal fait son entrée au Panthéon de la gastronomie
Assiette végétale, Régis Marcon
Une simple annonce et, prié de bousculer ses habitudes et de réexaminer ses certitudes, le monde de la haute gastronomie internationale entre en émoi. Comme pour célébrer en fanfare ses 30 printemps, le Bocuse d'Or 2017 a décidé de braquer le feu des projecteurs sur l'éternel second de l'univers de la haute gastronomie: les organismes vivants n'appartenant pas au règne animal.
Pour la 1ère fois depuis 1987, les candidats de la finale du concours inventé par Monsieur Paul auront à réaliser une assiette 100 % végétale, composée exclusivement de fruits, légumes, céréales, graines ou légumineuses.
Considéré depuis toujours, dans les codes de la gastronomie classique, comme une simple garniture chargée d'accompagner le produit principal, le végétal se voit ainsi propulsé au centre de l'assiette. Promu au rang de "plat", le Poulidor de la cuisine haut de gamme entre aujourd'hui, à l'égal d'un poisson ou d'une viande, dans le Panthéon de la gastronomie internationale.
En complément du thème plateau (pour cette édition du concours, le poulet aux crustacés), les candidats des 24 pays membres ont jusqu'au 30 décembre 2016 pour imaginer une recette végétale, à partir d’une liste de 146 produits proposés par Metro. En fonction de son héritage culturel, chaque candidat a la possibilité d’utiliser 2 produits supplémentaires, représentatifs de la tradition culinaire de son pays.
Rendez-vous à Lyon les 24 et 25 janvier 2017 pour voir comment les lauréats auront relevé le défi lancé par le Bocuse d'Or. Comme le rappelle joliment le Président du Comité International d’Organisation du Bocuse d'Or, Régis Marcon, un Chef qui s'y connait en herbes, plantes et autres champignons de la campagne française: "La cuisine ne peut qu’être belle quand elle nous rapproche de la nature".

