Du Bruit Côté Cuisine

Buzz, News et Infos de la gourmandise, de la gastronomie et des plaisirs de la table. Spécial Gourmets Ile de France-Ouest (Yvelines, Essonne, Normandie) Page Facebook Du Bruit Côté Cuisine

10 janv. 17

Pierre Perret raconte ce "quelque chose de merveilleux" que le vin donne à la vie

14517606_10154462509998329_5700174041075019391_n

Lino Ventura, Jean Carmet, Michel Audiard, Charles Aznavour, Bernard Pivot, Michel Simon, Serge Gainsbourg... Pour Pierre Perret, la dégustation de belles bouteilles est avant tout affaire d'amour et d'amitié.

Si le très populaire auteur-compositeur-chanteur avoue ne rien connaître au vin (on se permettra cependant d'en douter à la lecture de ses notes de dégustation... ), il dit se contenter de l'aimer et de partager ses préférences oenologiques avec des compagnons doués à apprécier ce qu'ils ont dans leur verre.

Pierre_Perret_2_Photo_Thomas_Pontois(Photos Thomas Pontois)

Initié dès son plus jeune âge par un père bistrotier qui pratiquait la tempérance (!), le jeune poète qui ne se savait pas encore épicurien a eu un parcours semé de belles rencontres vineuses. Pour commencer, avec les petits vins du Sud-Ouest grâce à un vigneron et un maître-tonnelier des alentours de Castelsarrasin, puis, une fois monté à Paris et entré dans le milieu de la chanson et des cabarets, avec les vins suisses qu'appréciait déjà le futur roi des nuits parisiennes Jean-Marie Rivière.

Avec la signature des premiers contrats chez Eddie Barclay, viendra le choc gustatif du "vrai" Champagne (Bollinger !) et des premiers grands crus, dont ses grands Bordeaux de coeur, Château d'Yquem et Ducru-Beaucaillou. Le succès et les tournées qui vont avec le mèneront en Bourgogne, dans la cave de René Fleurot, où il aura la révélation du Montrachet "le grand, l'unique".

Pierre_Perret_1_Photo_Thomas_Pontois (1)

Entretemps, l'homme aux centaines de textes et de mélodies aura appris que le vin est "un expédient magique de la plus parfaite utilité", nécessaire "aux artistes, aux poètes et à tous les créateurs, quels qu'ils soient" et démultipliant "à l'infini leur imagination tout en stimulant leur intellect". Preuves à l'appui: c'est à un Saint Emilion au drôle de nom de Puyfromage (et sans doute aussi à son talent de compositeur-parolier...) qu'i dit devoir les paroles de plusieurs de ses chansons et l'écriture de son premier livre, des entretiens avec l'écrivain Paul Léautaud.

13654180_10154279495563329_5208023675672397455_n(D.R.)

Débutée en 1964, la cave de sa maison de Nangis s'enrichira de grandes bouteilles en fonction de ses succès au box-office.  "Les grands Saint Emilion (les plus flatteurs au palais) débarquèrent triomphants après les incontournables Jolies colonies de vacances (...), les Château Cheval Blanc, Beau séjour, L'Angélus, tout comme d'ailleurs des sublimes Lamarzelle Figeac 1961, les magnums de Château Figeac, Château La Gaffelière 1966 ou encore Balestard La Tonnelle, ne firent leur entrée qu'après Tonton Cristobal, Cuisse de mouche et autre Plombier".

On l'aura compris, Ma vie en vin est un hymne au plaisir et au bonheur de vivre. Et à ce "quelque chose de merveilleux" que le vin donne à la vie. Et Pierre Perret de laisser le dernier mot au poète persan Omar Khayyam: "Le temps que nous passons dans ce monde n'a point de prix sans vin et sans chanson".

Ma vie en vin, Pierre Perret, Le Cherche-Midi Editeur

 

Posté par Catherine Thenes à 11:13 - Artistes aux fourneaux - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

Commentaires

Poster un commentaire