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06 mai 13

"From Alsace, Sweet Love..." : Christine Ferber vue par le New-York Times

Chrisitne Ferber Alsace(Photo: Hannah Olivennes)

Dans son édition de San Francisco (en date du 29 avril 2013), French Morning, le site des Français expatriés aux Etats-unis, décrypte le portrait que le New-York Times trace de Christine Ferber, la "fée française de la confiture".Sous le titre "From Alsace, Sweet Love for the World", la journaliste Hannah Olivennes décrit la vie et l'activité de l’Alsacienne de 53 ans qui, à la tête d’une petite boulangerie familiale, fournit les grands de ce monde en plaisirs sucrés. "On ne devinerait jamais que ses pots de confiture sont servis dans des hôtels de luxe comme le Crillon et le George V à Paris, le Four Seasons à Hong-Kong ou le Connaught à Londres". La petite entreprise des Ferber a un chiffre d’affaires de 2,6 millions de dollars, s'étonne presque la journaliste.

Pour French Morning, ce portrait est révélateur de l'idée que les Américains se font de l'entrepreunariat à la française, que ce soit dans le secteur de la gastronomie, du luxe ou dans des domaines d'activités moins glamour. A travers Christine Ferber, explique Alexis Buisson, le New-York Times brosse le portrait d’une entreprise artisanale de l'Hexagone comme les Américains les aiment.

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Le NY Times s'extasie. La patronne, qui a hérité du business paternel, se lève tous les jours "entre 4 et 5h du matin. Son secret pour réussir: rien ne quitte son établissement sans son approbation". La boulangerie-pâtisserie-confiserie familiale se trouve dans le village alsacien de Niedermorschwihr, un nom pas facile à prononcer. "Tout dans la Maison Ferber est lié au Made in Alsace. Même certains membres du personnel parlent alsacien, un dialecte franco-allemand vestige du passé trouble de la région" ("a reminder of the region's troubled past", dixit le quotidien). Et on se demande à ce propos ce que l'Américain des années 2010 sait de l'histoire contemporaine de la vieille Europe et ce que cette phrase peut bien signifier pour le lecteur d'outre-atlantique...

Dernier point qui surprend les Américains au plus haut point: "Mme Ferber ne travaille ni pour l’argent ni pour la gloire". Elle se contente d'être contente que l’entreprise se porte bien et est bien consciente des opportunités qu’elle peut manquer. "Je pourrais m’installer à Paris, ouvrir des boutiques partout dans le monde et être riche et connue, dit-elle, Mais je ne le veux pas". Vous avez dit exotisme ?

Christine Ferber, Au Relais des Trois Epis

Posté par Catherine Thenes à 06:20 - Artistes aux fourneaux - Commentaires [0] - Permalien [#]
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